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Le jeu selon Sid Meier Par BlenderX - Mercredi 20 Avril 2011
Sid Meier, le Napoléon du pixel
Par Caporal Casse-Pompons
Suite de la visite de notre panthéon vidéoludique avec cette fois un retour sur le dieu incontesté du jeu de stratégie et d’aventure au long cours. Vingt-cinq ans après ses premiers jeux, la philosophie de maître Sid est encore disséquée par les fans et les game designers avides d’en percer les secrets.
Dans le prestigieux hall des célébrités, il est une statue qui, à mes yeux, représente plus que les autres. Entre Richard Garriott et Peter Molyneux trône celle de mon héros : l’irremplaçable Sid Meier. C’est en 1999 que le père de Civilization intègre le « Hall of Fame » de l’Academy of Interactive Arts & Science, censé récompenser les créateurs les plus innovants et les plus influents de l’industrie vidéoludique. À l’époque, ils ne sont encore que deux à avoir reçu la prestigieuse distinction… et son colocataire se nomme Shigeru Miyamoto, excusez du peu.
Cette récompense couronne une carrière qui a commencé dans le Maryland en 1982. Deux employés de General Instrument Corporation décident de créer leur propre entreprise, qu’ils appellent Microprose. Il s’agit d’un ancien pilote de l’US Air Force, Bill Stealy, et d’un analyste système canadien, un certain Sid Meier. Leur premier bébé naît en 1984. C’est un simulateur de vol rudimentaire, baptisé Solo Flight. Dans la foulée, les deux compères consacrent leurs années 1980 à réaliser des wargames et des simulateurs militaires inégaux et forcément victimes des moyens de l’époque. Signalons tout de même Silent Service (1985) et Gunship (1989), deux réussites saluées par les amateurs de machines de guerre (sous-marins pour le premier, hélicoptères pour le second).
C’est en fait en 1987 que Sid Meier réussit son premier coup de maître avec Pirates ! (ne pas oublier le point d’exclamation dans le titre, il y tient). Ce passionnant jeu d’aventure/action place le joueur sur le pont d’un navire pirate dans les Caraïbes du XVIIe siècle. Un rêve d’enfant en quelque sorte. Comment y résister ? Surtout que ce produit regorge d’idées : des combats au sabre aux cartes au trésor en passant par le mariage avec la fille du gouverneur… Une richesse de jeu qu’on n’avait pas l’habitude de voir dans les années 1980.
[La suite dans IG Magazine # 04]
IG Magazine # 04 Septembre / Octobre 2009
Pages 192 - 195
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